marché sourceFrancel'écart

Chaque semaine, Présage part de centaines de recherches mesurées sur cinq marchés étrangers et les resserre, filtre après filtre, jusqu'aux quelques-unes dont l'écart avec la France est le plus net. Nous n'annonçons aucune date d'arrivée — nous n'en connaissons pas. Ce que nous publions est un constat : deux volumes mesurés, l'écart entre les deux, vérifiable le jour où il est écrit.

410Catégories interrogées

Chiffres d'un run type, à titre indicatif.

  1. Entonnoir · étape 1

    Le rayon, pas le magasin

    Rien n'est saisi à la main pendant le run. Présage puise dans un pool fixe de 411 catégories de produits Google — « Coffee », « Backpacks & Utility Bags » : le rayon d'un magasin, pas un pan entier du commerce comme « beauté » — et en interroge une tranche à chaque passage, en rotation, sur les cinq marchés de découverte : États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Corée du Sud. Une catégorie, un appel, par marché ; chaque appel rend des mots-clés déjà écrits dans la langue du pays interrogé — nous ne traduisons rien. Et c'est le budget du run, deux à trois dollars typiquement, qui décide du nombre de catégories interrogées, jamais l'inverse : on n'entame pas une dépense qu'on ne peut pas finir.

  2. Entonnoir · étape 2

    Quatre verrous, zéro appel

    Le Keyword Planner de Google réagrège périodiquement ses catégories : un volume peut être multiplié par dix, parfois vingt-cinq, sans qu'une seule recherche réelle de plus n'ait eu lieu. D'où quatre verrous, appliqués aux données déjà en main — aucun appel supplémentaire : être présent sur au moins deux des cinq marchés ; être stable sur trois mois consécutifs, ce qui écarte précisément ces sauts d'API ; dépasser un plancher de volume minimal ; et surtout croître d'au moins 15 % sur douze mois sur au moins un marché. Ce dernier verrou est le signal central : pas seulement présent — en train de grossir. C'est l'étape qui élimine le plus de candidats, et elle ne coûte rien.

  3. Entonnoir · étape 3

    Ce qui s'achète, rien d'autre

    Un modèle de langage relit ensuite chaque candidat survivant, avec une consigne simple : ne garder que ce qui se désigne et se consomme — un produit, une pratique, un objet identifiable. Exit les marques, les personnalités, les corvées domestiques, les classements millésimés. Le même passage regroupe les formulations synonymes d'un même sujet : sans lui, une même tendance apparaîtrait dix fois sous dix variantes, chacune avec un volume dix fois trop petit.

  4. Entonnoir · étape 4

    Et la France, combien ?

    Reste à poser la question qui compte. Un seul appel, groupé pour tous les candidats retenus de la semaine, mesure le volume de recherche français de chaque sujet, mois par mois sur la dernière année : c'est cette courbe qui s'affiche en rouge, à la même échelle que le marché source, quand elle existe. Le chiffre obtenu est un niveau absolu de recherches par mois, jamais une courbe normalisée à la Google Trends. Un volume absolu se lit seul : il n'a besoin d'aucun second nombre pour prendre son sens.

  5. Un écart, pas une échéance

    Le classement final compare deux volumes mesurés le même jour, celui du marché source et celui de la France — après correction par la population des deux pays : rapportés bruts, 335 millions d'Américains face à 68 millions de Français gonfleraient n'importe quel écart d'un facteur qui mesure la taille du pays, pas l'adoption. L'écart corrigé ordonne la liste, du plus grand au plus petit, et s'arrête là : il décrit un état constaté aujourd'hui, il ne promet rien sur demain. Aucune date d'arrivée, jamais. Et quand une semaine ne livre aucune opportunité, elle est publiée telle quelle : un observatoire qui ne montre que ses bonnes semaines n'observe rien.